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Publié chez Pylône, Léo Scheer ou l'Harmattan, tu ne vaux rien, tu transpires tes textes, tes romans, tes pamphlets, des petites crampes de gueule pour faire le malin. Tu donnes de ta personne pour accoucher une chiasse sans nom, tu cours après la "rebellitude", mais tu ne vis que la "rebelliture", la biture à coups de bière Lidl et de shit coupé au pneu... Et la police se fout de ta gueule, t'ignore, ton esprit subversif reste dans le fond du tiroir de ton blog anodin, ton Myspace pourri, ton Facebook de chiotte.


T'es auteur internet, t'as 200 - 2000 connards qui viennent te siffler comme une gonzesse en mini-jupe dans la rue, et t'es content... T'as eu ta pitance, t'as eu tes applaudissements, t'as reçu des mails de lecteurs, des invitations à des signatures, des salons, des événements nocturnes. T'as des burnes d'écrivain, pleines d'encre, croulant sous le poids d'une inspiration débordante qui épate trois pelés, deux tordus et une colonie de vacances d'esseulés sans nom.


L'écriture, c'est ta biture, donc, c'est une platrée de fierté, ton exutoire, mais t'es le bruit d'une merde qui tombe dans l'eau des chiottes. T'es unique, t'es 10, t'es 10 000, t'es 1 million d'écrivains sur le net, à déverser, t'épancher, te la jouer pour finir comme gérant de ta propre déchetterie.

T'es écrivain du net, t'es l'alvin dans l'océan, t'es le crétin des mots, un stupre jaillissant d'un vit, un sperme s'extirpant d'une vulve... La vitre est terne... On a beau essuyer, on ne voit que ta silhouette courbée sur une chaise, dans la pénombre de ton blog, ta revue, ton site, ton forum, ton Facebook, ta Newsletter...



Andy Vérol
http://andy-verol.blogg.org

Repères : internet, littérature, écrivain

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Réponses à cette Discussion

En relisant, je n'y vois même pas une réponse. J'y vois un mépris mal simulé.

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Il a visiblement été touché par ces critiques. Le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il nous ignore. Ce n'est visiblement pas le cas. Pour ma part, je ne connaissais pas son blog. Tout n'est pas à jeter.

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"Ne pas aimer la prose de l'autre, c'est un luxe que l'on devrait garder pour soi. En dire du mal, c'est un plaisir qu'on devrait s'empresser de partager."

C'est de moi. Cherchez pas.


Une version plus courte (moins de 140 signes) pour twitter:

"Ne pas aimer la prose de l'autre est un luxe à garder pour soi. En dire du mal est un plaisir à partager."

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c'est notre amis tristan mendes france sous acide.....ça en dit long...

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Je ne sais pas si andy vérol, ce bouffon, lit les commentaires de son blog plus que Mixbeat, donc au cas où il passe par ici je lui mets mon avis sur son article :

Non mais gros bouffon, si tu te fais critiquer sur mixbeat, c'est parce que tu tailles les "écrivains du net"alors que toi même t'en es un, et que t'alimentes cette avalanche de merde que tu condamnes. Tu crois que tu vaux mieux que les mecs sur qui tu chies ? Si tu tenais pas de blog, tu pourrais, comme moi, mépriser ces gens sans avoir l'air d'un con. Mais vu les paquets de chiasse que t'écris chaque jour, tu peux pas, c'est comme ça. Bouffon.

Dernier point, le style de l'article en question, ce que tu dois appeler, quand t'y penses, dans ta petite tête, "mon pur style de ouf", c'est de la merde, de la grosse merde en barres de bande-mou cybernétique qui a trop lu Bukowski et Ellis et se dit que lui aussi, il peut devenir le Céline du troisième millénaire.

Tu crois que t'analyses un phénomène, alors que t'en fais partie, et comment.

Arrête de te branler sur ce que tu crois être tes capacités littéraires, t'en as pas, t'es un bouffon, et quand je te lis j'ai qu'une envie, c'est me râper la peau des couilles pour en faire des copeaux poilus, et te les faire bouffer pour le dessert. Bouffon.

rouby

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Andy Vérol lit cette discussion.

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Rouby, j'avais dit la même chose en 3 mots. Pour une fois que je suis synthétique. Mais si ça t'a fait du bien, ça me fait plaisir. Et je pense pareil. En 4.

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aucune comparaison n'est possible puisqu'il est "hors de", cette capacité inhérente à tous suckers (pourtant seul l'initiateur y a droit, et encore). Qu'il(s) meure(nt) noyé dans mon vomi, seul la mort et les biographes révèlent le talent, le talent n'existe pas ton public est ton bourreau et jury, ton éditeur c'est moi paie la dîme et ton blog te survivra, pute.

sors de mon corps sale vinasseux, lave ton t-shirt et immole toi en public, th fera un article ... et moi je n'écrirais plus ainsi

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Eudeline c'est quand même le plus grand écrivain de sa génération et il n'a pas la reconnaissance qu'il devrait avoir. Son roman "Ce siècle aura ta peau" avait tout dit. Je plaisante mais Patrick Eudeline le pense. Et ses copains aussi.

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Exact. Qu'il crève ce vautour d'Alsphat Jungle.

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Coïncidence, je suis tombé ce matin sur un article du Monde daté du 20 juin 2009, page 31, rubrique Livre du jour. L'auteur Nicolas Weill (je donne tous les détails vu que je les ai sous les yeux) présente un bouquin intitulé "Les Nouveaux intellos précaires", 444 pages quand même, écrit par deux femmes (Anne et Marie Rambach, des frangines ?) chez Stock. Ouvrage dans lequel on entend le même cri que dans le texte d'Andy Vérol. Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans ce texte. Il s'agit d'un texte totalement nihiliste et autodérisoire. Je trouve ce texte fabuleux parce qu'en quelques mots il jette un regard désabusé sur sa propre condition. Je pense que vous avez une mauvaise lecture de ce texte. Relisez-le.


post scriptum: l'article était sous-titré "paupérisme culturel"


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Dans ce pavé de 444 pages on retient que 50% des RMIstes parisiens ont une occupation relevant d'une activité intellectuelle ou artistique. On apprend aussi que les intellos précaires, pour certains, ont choisi cette précarité pour éviter d'avoir à subir une hiérarchie (ne pas avoir de patron) et pour éviter la routine de bureau. Or, on se rend compte que dans la réalité cela se traduit par un labeur aux horaires sans limites (ils bossent tout le temps) et par la menace constante de la paupérisation. En clair, de se retrouver dans la panade.

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